À Madagascar, l'OIF dote le tourisme de référentiels métiers et valide les guides par la VAE
Le 26 octobre 2026, à Antananarivo, l'Organisation internationale de la Francophonie a officialisé deux référentiels de compétences pour les métiers du tourisme malgache : agent forfaitiste et responsable de service écotourisme. Des guides nationaux ont simultanément obtenu leurs diplômes par validation des acquis de l'expérience, reconnaissant des compétences acquises sur le terrain.

Le 26 octobre 2026, à l'hôtel Delta Marriott d'Antanimena, à Antananarivo, une cérémonie officielle a marqué une étape dans la structuration du secteur touristique malgache. L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), en partenariat avec le ministère du Tourisme et de l'Artisanat (MTA), le ministère de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (METFP) et l'Institut de la Francophonie pour l'Éducation et la Formation (IFEF), a présenté officiellement deux référentiels de compétences pour des métiers spécifiques du tourisme.
Les deux référentiels concernent le métier d'agent forfaitiste — chargé de la conception et de la commercialisation de voyages à forfait — et celui de responsable de service écotourisme, un profil centré sur la valorisation des destinations naturelles et le développement durable du tourisme. Ces documents normalisent les compétences attendues, les parcours de formation et les niveaux de qualification, offrant ainsi une base commune aux organismes de formation, aux employeurs et aux recruteurs du secteur.
En marge de ces présentations, des guides touristiques nationaux ont reçu leurs diplômes dans le cadre d'une procédure de validation des acquis de l'expérience (VAE). Cette reconnaissance formalise des savoirs et des pratiques accumulés sur le terrain, sans passer par une formation initiale classique. La VAE constitue un outil particulièrement adapté aux travailleurs du secteur informel, souvent expérimentés mais non diplômés faute d'un cadre certifiant existant.
Pour les organismes de formation et les formateurs spécialisés dans les secteurs tertiaires, cette initiative illustre une démarche transférable : construire des référentiels métiers à partir des réalités professionnelles locales, puis engager des procédures de reconnaissance des acquis pour les praticiens en activité. Ce modèle, porté par une institution multilatérale reconnue, confère une légitimité aux compétences existantes tout en traçant un horizon de certification pour les futurs entrants dans le métier.
La ministre Lily Rafaralahy a rappelé que le tourisme ne dépend pas seulement de la beauté des paysages, mais aussi des compétences de ceux qui les font découvrir. Le secteur est stratégique pour l'économie malgache, et la qualité des professionnels qui l'animent conditionne directement la compétitivité du pays comme destination internationale. Les référentiels publiés ouvrent la voie à des programmes de formation structurés et reconnus au niveau national.
Au-delà de Madagascar, cette initiative s'inscrit dans la politique de l'OIF de professionnalisation des formations dans l'espace francophone. Les documents produits — référentiels de compétences, dispositifs VAE — pourraient servir de modèles pour d'autres pays membres qui cherchent à structurer des filières touristiques. Pour les formateurs français actifs à l'international ou engagés dans des projets de coopération, cette actualité rappelle l'utilité des outils certifiants adaptés aux contextes locaux.


