Un webinaire du FIPHFP aborde l'endométriose comme un handicap invisible au travail
Le FIPHFP a organisé le 29 octobre un webinaire national pour sensibiliser les services RH et les employeurs à l'endométriose, une maladie qui touche une femme sur dix et nécessite des aménagements spécifiques.

Jeudi 29 octobre dernier, le Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique, connu sous le sigle FIPHFP, a organisé un webinaire national consacré à l'endométriose au travail. Cette initiative, portée par le Handi-Pacte de La Réunion et Mayotte, a rassemblé 228 participants venus de l'Hexagone et des outre-mer pour aborder une pathologie longtemps ignorée par les politiques publiques et les services des ressources humaines.
Durant cette session de deux heures et demie, plusieurs intervenants se sont succédé pour croiser les regards du terrain, des professionnels de santé et des patientes expertes. La direction adjointe du FIPHFP a rappelé que cette maladie touche environ une femme sur dix en âge de procréer, avec un délai de diagnostic moyen estimé à sept ans. Des témoignages d'agents et l'intervention de médecins du travail ont permis de souligner le caractère polymorphe de l'affection et la nécessité d'adapter les postes de travail au fil de son évolution.
Les discussions ont également mis en lumière les difficultés rencontrées par les référents handicap face à l'absence de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, abrégée en RQTH. Certains employeurs refusent en effet des aménagements pourtant prévus par le catalogue du FIPHFP sans cette notification officielle. Les intervenants ont insisté sur le rôle du médecin pour préciser les restrictions nécessaires et orienter les démarches auprès de la maison départementale des personnes handicapées, tout en évoquant le recours au congé longue maladie ou à l'affection longue durée fractionnée.
Côté management, les échanges ont rappelé l'importance d'instaurer un climat de confiance fondé sur l'écoute, sans exiger de connaître le diagnostic médical ni isoler l'agent concerné. La levée des tabous et la formation des équipes encadrantes constituent des leviers indispensables pour le maintien dans l'emploi des salariées concernées. Face au succès de cette première édition et à la forte mobilisation des participants, une seconde édition pourrait être envisagée par les organisateurs.


