Le Cnam crée une école du numérique et de l'IA articulée en cinq pôles, dont un dédié aux formateurs
Le Conservatoire national des arts et métiers annonce la création d'une école dédiée au numérique et à l'intelligence artificielle, structurée en cinq pôles allant du développement logiciel à l'éthique numérique. Elle propose notamment des micro-certifications, dont une consacrée à la formation avec les IA génératives.

Le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) a annoncé en novembre 2026 la création de son « École du numérique et de l'intelligence artificielle ». La nouvelle structure regroupe sous un même label les formations numériques et IA dispensées par l'établissement tout en affichant une ambition renforcée en matière d'éthique et de responsabilité technologique. L'article source ne précise pas si cette école constitue une création ex nihilo ou un regroupement de formations préexistantes ; cette distinction a une portée pédagogique et réglementaire non négligeable.
L'organisation repose sur cinq pôles thématiques. Le premier couvre le développement et la conception logicielle : programmation, sciences des données, gestion de projet, multimédia. Le deuxième regroupe les formations en infrastructure et cybersécurité. Le troisième traite du numérique industriel — robotique, automatique, électronique. Le quatrième est consacré à la transition numérique et à la société, incluant droit du numérique, éthique, management et santé numérique. Le cinquième pôle se spécialise dans l'IA générative et l'éthique algorithmique.
Parmi les certifications proposées, les micro-certifications occupent une place notable. L'une d'elles, intitulée « Former avec les IA génératives », cible explicitement les professionnels de la formation souhaitant intégrer ces outils dans leurs pratiques pédagogiques. L'école propose également des masters, dont un sur les ressources humaines et les transformations numériques et un autre sur les réseaux informatiques et l'Internet des objets.
Le Cnam a signé pour 2026 une convention d'adhésion avec The Shift Project, think tank spécialisé dans la transition énergétique. Cette collaboration introduit la sobriété numérique comme axe transversal potentiel des contenus — un angle encore peu présent dans les formations au numérique, mais qui s'impose progressivement dans les référentiels de compétences, notamment sous l'effet du référentiel RSE et des obligations de reporting environnemental des entreprises.
L'article institutionnel ne précise ni la date de création officielle de l'école, ni le volume de formations concernées, ni le nombre d'apprenants visés. Il ne détaille pas davantage les modalités d'évaluation des micro-certifications ni leur enregistrement éventuel au répertoire spécifique de France Compétences. Ces éléments sont déterminants pour les OF partenaires qui souhaiteraient intégrer ces certifications dans des parcours de formation.
Pour les formateurs, la micro-certification « Former avec les IA génératives » est le point de contact le plus direct avec cette annonce : elle signale une demande institutionnelle de montée en compétences du corps formateur lui-même sur les outils IA, au-delà de la seule dimension pédagogique de la conception de cours. Le pôle « Transition numérique et société » — droit, éthique, management — indique également un marché potentiel pour des formations liant compétences techniques et cadres réglementaires, notamment autour du règlement européen sur l'IA.
Le Cnam, avec son modèle de formation continue accessible aux adultes en emploi et son réseau de centres régionaux, représente un acteur structurant pour les organismes de formation. Certaines de ses certifications enregistrées au RNCP peuvent servir de briques dans des parcours co-construits. Les OF travaillant sur des publics en reconversion numérique ont intérêt à suivre l'évolution de cette école et les certifications qui en seront issues.


