Apprentissage dans le supérieur : une première baisse de 4 % des effectifs
Fin 2025, 628 500 étudiants préparaient un diplôme du supérieur en apprentissage. Le recul touche surtout les BTS et les licences professionnelles, avec de fortes différences régionales.

Le nombre d’apprentis préparant un diplôme de l’enseignement supérieur a diminué de 4 % entre 2024 et 2025. Selon la note du service statistique du ministère de l’Enseignement supérieur relayée par Cap Métiers, les CFA accueillaient 628 500 étudiants dans ce cadre au 31 décembre 2025. Il s’agit de la première baisse depuis l’introduction et le développement de l’apprentissage dans le supérieur.
Le mouvement concerne la majorité des académies, mais son intensité varie. La Guadeloupe enregistre un recul de 15 %, Bordeaux de 11 %, puis Paris et Rennes de 8 %. Ces écarts invitent les CFA à ne pas interpréter la moyenne nationale comme la situation de leur propre bassin. Les données locales sur les contrats, les ruptures, les entreprises partenaires et les candidatures restent indispensables.
Les formations ne suivent pas non plus la même trajectoire. Les effectifs reculent de 10 % en licence professionnelle et de 8 % en BTS. La baisse atteint 5 % en IUT, 4 % dans les formations délivrant uniquement des titres homologués et 4 % dans les écoles de commerce. À l’inverse, les masters et les écoles d’ingénieurs progressent chacun de 2 %, tandis que les autres formations gagnent 1 %.
Cap Métiers évoque notamment la réduction et le recentrage des aides publiques en 2025 parmi les facteurs possibles. Cette explication doit être rapprochée d’autres éléments : capacité des entreprises à recruter, coût restant, attractivité des métiers, vivier d’étudiants et organisation des rythmes. Une baisse d’effectif ne prouve pas, à elle seule, une diminution du besoin de compétences.
Pour un CFA, l’indicateur utile n’est donc pas seulement le nombre d’inscrits. Il faut suivre le rapport entre candidatures, contrats effectivement signés, abandons avant l’entrée, ruptures et insertion. Une analyse par diplôme et par territoire peut révéler si le problème vient du recrutement des candidats, de la mobilisation des employeurs ou du maintien dans le parcours. Ces résultats doivent ensuite guider les partenariats, l’information donnée au public et l’accompagnement des maîtres d’apprentissage.


