Tourisme en Bretagne : un nouveau campus rapproche formations, entreprises et métiers
Le Campus des Métiers et des Qualifications Hôtellerie-Restauration-Tourisme veut anticiper les transformations des trois filières. Son organisation offre un cadre concret pour adapter les parcours aux besoins du terrain.

La Bretagne dispose désormais d’un Campus des Métiers et des Qualifications consacré à l’hôtellerie, la restauration et le tourisme. Lancé officiellement le 16 septembre 2026, il réunit établissements de formation, universités, entreprises et représentants professionnels. Le projet, créé par la Région Bretagne et l’Académie de Rennes, doit faciliter un travail commun sur l’attractivité des métiers, les compétences et les transformations du secteur.
Porté par le lycée hôtelier Yvon-Bourges de Dinard, le campus rassemble une quarantaine de représentants. Des lycées publics et privés, des centres de formation, des universités, l’UMIH Bretagne, l’Opco Akto, Tourisme Bretagne et plusieurs associations participent à cette gouvernance. Cette composition permet de rapprocher les besoins exprimés par les employeurs des choix pédagogiques et des parcours proposés aux élèves, apprentis, étudiants et adultes en formation continue.
Les priorités annoncées couvrent l’attractivité de la voie professionnelle, la qualification des publics et des formateurs, l’intégration des transitions dans les apprentissages et la création de passerelles entre les trois filières. Le campus veut également rendre la Bretagne plus attractive comme destination de travail. Pour les organismes de formation, ce cadre peut aider à repérer des compétences communes : accueil, relation client, pratiques numériques, responsabilité environnementale, langues et coopération entre métiers.
Le premier rendez-vous de travail, organisé le 20 octobre à Saint-Malo, s’est appuyé sur l’étude prospective « Horizons 2040 : quels futurs possibles pour le tourisme en Bretagne ? ». Les partenaires ont travaillé sur les compétences à développer face aux scénarios envisagés. La démarche est intéressante pour la veille métier : elle ne part pas uniquement des difficultés de recrutement actuelles, mais tente de relier évolutions du marché, transformations des activités et décisions de formation.
Les formateurs des secteurs concernés peuvent suivre les productions du campus et confronter leurs référentiels aux besoins exprimés lors des ateliers. Ils peuvent aussi documenter les changements retenus : ajout d’une situation professionnelle, renforcement d’une compétence transversale ou création d’une passerelle entre parcours. Le campus ne garantit pas à lui seul l’adaptation des formations, mais il crée un lieu où les signaux du terrain peuvent être discutés avec ceux qui conçoivent et délivrent les enseignements.


