Perspectives de recrutement en France : une étude de la Dares projette les métiers d'avenir à l'horizon 2030
Selon les données publiées par la Direction de l'Animation de la recherche, des Études et des Statistiques, la France anticipe la création de un million d'emplois d'ici 2030, entraînant des besoins accrus en formation continue.

Un rapport de la Direction de l'Animation de la recherche, des Études et des Statistiques (Dares), publié en 2022 et relayé en octobre 2026, dresse un panorama des quinze métiers qui recruteront le plus d'ici 2030 en France. Parmi les professions les plus porteuses figurent les ingénieurs de l'informatique, les enseignants, les infirmiers, les aides à domicile ainsi que les agents d'entretien. Cette dynamique s'explique à la fois par le remplacement des départs à la retraite et par la création de nouveaux postes, particulièrement dans les secteurs de la santé, de la construction et des services aux entreprises.
La croissance des besoins en main-d'œuvre se concentre principalement sur des secteurs spécifiques. Le domaine du soin et de l'aide à la personne affiche une augmentation marquée des embauches prévues. En revanche, le marché de l'emploi dans les transports, la logistique et le secteur bancaire pourrait faire l'objet d'un ralentissement, lié notamment à l'automatisation des activités et au développement du travail à distance. Par ailleurs, des disparités régionales apparaissent, les régions du Nord-Est et du Centre de la France enregistrant des perspectives de recrutement plus limitées.
Face à ces évolutions, la Dares anticipe des difficultés de recrutement pour les employeurs, l'arrivée des jeunes diplômés ne suffisant pas à combler l'ensemble des postes vacants. Les compétences recherchées évoluent également, accordant une place croissante aux aptitudes technologiques ainsi qu'aux compétences transversales telles que la résolution de problèmes complexes, l'esprit critique et la flexibilité. La durée de validité d'une compétence technique se raccourcit, nécessitant une actualisation fréquente des acquis professionnels.
Pour les organismes de formation et les professionnels, ces transformations posent la question de l'adaptation des parcours. La formation continue est présentée comme un levier pour maintenir l'employabilité des salariés et accompagner les mobilités professionnelles. La reconversion des actifs constitue ainsi un moyen d'atténuer les tensions sur le marché du travail et de répondre aux besoins exprimés par les employeurs dans les secteurs en tension d'ici la fin de la décennie.


