Handicap : la convention d’Angers transforme le maintien dans l’emploi en parcours accompagné
La Ville d’Angers, son CCAS et Angers Loire Métropole renouvellent leur convention avec le FIPHFP jusqu’en 2029. Au-delà des taux d’emploi, leur organisation fournit des exemples concrets de coopération, de formation des managers, de tutorat et de reconversion utiles à la veille Handicap des organismes.

La Ville d’Angers, le CCAS et Angers Loire Métropole ont renouvelé le 20 octobre leur convention avec le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique. Ce sixième engagement commun couvre la période 2026-2029 et concerne 4 173 agents permanents. Il prolonge seize années de partenariat autour du recrutement, du maintien dans l’emploi et de la sécurisation des parcours professionnels.
Les trois employeurs annoncent un taux global d’emploi direct de personnes en situation de handicap de 10,37 % en 2026. Dans le détail, il atteint 10,65 % pour la Ville, 12,56 % pour le CCAS et 8,57 % pour la métropole. Ces chiffres dépassent le seuil de 6 %, mais la convention ne s’arrête pas à un indicateur de résultat : elle décrit une organisation, des partenaires et des actions vérifiables.
Entre 2023 et 2025, 44 personnes en situation de handicap ont été recrutées. Cinquante études de poste ont conduit à 118 adaptations matérielles et 114 personnes ont été accompagnées dans des dispositifs de repositionnement professionnel. Les collectivités mobilisent notamment France Travail et Cap emploi, tout en s’appuyant sur une équipe dédiée. Pour un organisme de formation, ce fonctionnement illustre l’intérêt de connaître les acteurs auxquels faire appel avant qu’une situation ne se dégrade.
La formation occupe une place directe dans le dispositif. Les nouveaux managers suivent un parcours obligatoire consacré à la santé et à la sécurité au travail, au handicap, au maintien dans l’emploi et à la prévention des risques. Des tuteurs formés accompagnent les agents en reconversion, avec une fonction de tuteur-relais expérimentée entre 2022 et 2025. Cette articulation entre sensibilisation, compétences managériales et accompagnement individuel est transposable à d’autres environnements.
La convention s’organise autour de six axes : recrutement, reconversion des agents déclarés inaptes, maintien des agents soumis à des restrictions d’aptitude, évolution des pratiques managériales, coopération avec l’écosystème local et accessibilité numérique. Cette dernière est explicitement reliée à l’accès à l’emploi, au maintien en activité et à la formation. Elle rappelle que l’accessibilité ne concerne pas uniquement les locaux ou l’accueil initial.
Pour alimenter l’indicateur 26, cette expérience peut être exploitée comme un repère, pas comme une recette. Un organisme peut vérifier s’il a identifié ses partenaires Handicap, formalisé les modalités d’orientation, sensibilisé ses intervenants et prévu un suivi des aménagements. La preuve utile ne réside pas seulement dans la conservation de l’article : elle se trouve dans la mise à jour du carnet d’adresses, d’une procédure ou d’un plan de professionnalisation des équipes.


