Scénariste et bilingue : comment la formation en langues complète un cursus audiovisuel
Nicolas Wasilewski termine sa formation de scénariste à l'école 3IS tout en apprenant le mandarin via le Cned. Son parcours illustre une tendance de fond dans les métiers créatifs : la compétence linguistique devient un différenciateur dans une filière peu rémunératrice et très concurrentielle.

Nicolas Wasilewski suit une formation de trois ans à l'école 3IS (école des métiers du Cinéma et de l'Audiovisuel, des Arts numériques, du Journalisme multimédia et du Spectacle vivant) pour obtenir un diplôme de scénariste. Parallèlement, il apprend le mandarin depuis trois ans via le Cned, une formation qu'il a commencée en entrant à l'école de cinéma. Son double parcours illustre une tendance de fond dans les métiers créatifs : spécialisation technique et compétence linguistique se combinent de plus en plus pour ouvrir des portes à l'international.
Le métier de scénariste est décrit par Nicolas comme une vocation plutôt qu'un choix de carrière rationnel. Il insiste sur la dimension collaborative et artisanale du travail : il cite notamment huit mois d'écriture avec un apprenti réalisateur pour aboutir à un court métrage dramatique, ainsi que des échanges réguliers avec acteurs, producteurs et techniciens. Les stages confirment cette réalité professionnelle : deux mois à France Télévision en deuxième année, puis un stage de quatre mois à Qingdao, en Chine, dans une entreprise de production audiovisuelle.
Pour les formateurs qui interviennent dans les métiers de l'audiovisuel et du spectacle vivant, ce témoignage rappelle que les compétences attendues dans ce secteur ne se réduisent pas à l'écriture ou à la maîtrise technique. La capacité à collaborer, à s'adapter à des contraintes de production et à travailler dans un environnement multiculturel est de plus en plus valorisée. Les contenus de formation gagneraient à intégrer des mises en situation réelles — stages, projets collectifs, partenariats internationaux — plutôt que de s'en tenir aux seuls aspects techniques ou théoriques.
La trajectoire linguistique de Nicolas est également instructive du point de vue de la formation continue. Faute d'enseignement du chinois dans son lycée, il a commencé le mandarin en autodidacte partiel via le Cned après son entrée en école supérieure. Il progresse d'un niveau chaque année, ce que sa correctrice a noté favorablement. Ce parcours illustre la façon dont l'apprentissage des langues peut s'articuler avec une formation initiale longue, à condition que l'organisation du temps le permette — ici, les semaines sans tournage ou sans obligations lourdes.
La source est un témoignage publié sur le site du Cned à des fins promotionnelles, notamment pour mettre en valeur ses formations de langues à distance. Les informations sur le métier de scénariste et sur l'école 3IS sont vérifiables et cohérentes avec d'autres sources sectorielles. Pour les formateurs spécialisés dans les métiers créatifs, ce type de parcours pluriel — métier, langue, mobilité internationale — mérite d'être intégré dans la réflexion sur les compétences à développer et les débouchés à valoriser auprès des apprenants.


