Salons d'orientation : la nouvelle charte de déontologie précise les obligations des exposants
Signée le 15 septembre 2026, la charte nationale de déontologie des salons d'orientation fixe un nouveau cadre pour les établissements exposants, visant à renforcer la transparence de l'information et la lisibilité des offres de formation.

Une première charte nationale de déontologie a été signée le 15 septembre 2026 au ministère de l'Enseignement supérieur par AEF, L'Étudiant et Studyrama. Ce texte à l'usage des organisateurs de salons d'orientation et de leurs exposants établit un socle commun d'engagements pour informer les familles et les jeunes. Les signataires imposent ainsi une information fiable et objective, une clarification du statut des formations, une transparence accrue sur les frais et les résultats, ainsi qu'un encadrement des pratiques de recrutement sur les stands.
Concrètement, cette mise en conformité se traduit dès la préparation des événements et sur les supports de visite. Les outils de recherche et les fiches exposants évoluent pour intégrer des critères de tri par statut calqués sur la plateforme Parcoursup. L'objectif est d'aider les visiteurs à distinguer plus aisément les diplômes nationaux, les grades universitaires, les titres enregistrés au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) ou les certifications professionnelles, en explicitant les différents sigles juridiques.
Du côté des organisateurs, le dispositif ne transforme pas les équipes en autorités de contrôle. La mise en œuvre repose principalement sur la responsabilité des établissements exposants et sur la transparence des données fournies. Les organisateurs n'ont pas pour mission de vérifier de manière systématique la méthodologie des indicateurs affichés, tels que les taux d'insertion professionnelle. Toutefois, le texte fournit un cadre formel pour signaler les pratiques abusives et appliquer des sanctions commerciales, comme le refus d'accès aux salons suivants en cas de récidive.
Les conférences proposées durant ces événements sont également concernées par ces nouvelles obligations. Les intervenants doivent désormais veiller à présenter la pluralité des parcours de formation avec neutralité. De plus, la charte rappelle l'interdiction de solliciter le versement d'une somme d'argent pour valider une inscription directement sur place, tout en maintenant une vigilance sur les pratiques numériques de collecte de contacts qui se multiplient sur les stands.
La saison 2026-2027 permettra de mesurer l'impact réel de ce texte sur les pratiques des établissements. Les organisateurs suivront notamment le taux de remplissage des nouvelles données demandées aux exposants et l'évolution de la satisfaction des visiteurs afin d'évaluer la lisibilité de l'offre présentée.


