Occitanie : 10 000 places de formation menacées par les arbitrages budgétaires nationaux
La Région alerte sur la possible disparition de crédits destinés à l’apprentissage et à la formation des demandeurs d’emploi. Les chiffres avancés restent liés au débat budgétaire en cours.

Le projet de loi de finances discuté à l’Assemblée nationale fait craindre à la Région Occitanie une forte réduction de ses moyens pour l’apprentissage et la formation des demandeurs d’emploi. Marie Castro, vice-présidente chargée de la formation professionnelle, évoque une perte de 150 millions d’euros sur 2026 et 2027, entre dotations à l’apprentissage et enveloppe du Plan régional d’investissement dans les compétences. Ces montants doivent encore être lus dans le cadre d’un texte budgétaire en discussion.
Selon l’élue, la baisse se traduirait par 10 000 places de formation professionnelle en moins, plus de 4 000 apprentis privés de certains soutiens régionaux et la fermeture de 200 à 250 sessions. Les publics cités comprennent demandeurs d’emploi, jeunes et personnes confrontées à des situations sociales difficiles. Les formations situées dans les territoires ruraux seraient particulièrement exposées, avec un risque d’éloignement accru pour les bénéficiaires.
L’alerte concerne aussi les entreprises et les métiers en tension. La Région rappelle que l’apprentissage contribue aux recrutements et à la transmission des savoir-faire. Elle met en avant des filières comme l’ébénisterie ou les métiers de la pierre, dont les effectifs limités et l’implantation locale peuvent fragiliser rapidement une session. L’Occitanie compte environ 1 600 sites de formation professionnelle répartis dans 250 communes.
Plusieurs chiffres sont avancés pour défendre les dispositifs : 73 % des apprentis seraient salariés deux ans après leur formation et 59 % des participants au programme régional connaîtraient une issue positive dans les six mois. Ces données donnent un ordre de grandeur, mais leur définition et leur périmètre doivent être vérifiés dans les documents régionaux. Elles proviennent ici des déclarations d’une responsable politique engagée dans la défense du financement.
Pour les organismes de formation, l’information appelle une veille réglementaire et budgétaire attentive plutôt qu’une réaction précipitée. Il faut suivre le vote du texte, les amendements, les décisions de la Région et leurs modalités d’application. Les structures concernées peuvent identifier les sessions dépendantes de ces financements, mesurer les risques pour les apprenants et préparer des scénarios. À ce stade, parler de places « menacées » est plus exact que d’annoncer leur suppression définitive.


