Soutien financier des entreprises : les attentes des salariés en 2026
Une étude menée par SD Worx met en lumière les nouvelles attentes des salariés en matière de rémunération et de reconnaissance des compétences, incitant les services RH et paie à adapter leurs pratiques à coût constant.

Les attentes des collaborateurs dépassent désormais le cadre du salaire fixe. Selon l'étude HR & Payroll Pulse de SD Worx, les salariés recherchent une plus grande reconnaissance individuelle. En France, 30 % des actifs expriment le souhait d'obtenir une rémunération directement liée à leurs compétences, tandis que 25 % manifestent un intérêt pour les plans d'épargne volontaire. Face à ces évolutions, 23 % des employeurs ont déjà fait le choix d'investir dans des modèles de rémunération basés sur les compétences.
Le soutien financier des entreprises prend également d'autres formes pour répondre à des besoins immédiats. Les données indiquent que 32 % des structures proposent des avances sur salaire ou des prêts avantageux, et 31 % mettent en place des dispositifs facultatifs d'épargne ou d'investissement. Parallèlement, 30 % des employeurs ont recours à une rémunération liée aux résultats et aux performances. Les aides visant à amortir le coût de la vie restent en revanche minoritaires en France, ne concernant que 9 % des employeurs.
Au-delà de la rémunération directe, les salariés manifestent un attrait marqué pour des avantages améliorant leur quotidien. Près de 31 % des répondants aimeraient disposer de jours de congé supplémentaires, alors que seulement 15 % bénéficient réellement de cet avantage. Les cartes et chèques-cadeaux séduisent 29 % des effectifs, et 24 % recherchent des tickets-restaurant. La flexibilité gagne aussi du terrain, puisque 17 % des salariés souhaitent composer leur package de rémunération selon leurs préférences personnelles.
La lisibilité et la transparence s'imposent comme des critères stratégiques d'attractivité et de fidélisation. Environ 10 % des salariés considèrent la transparence salariale comme un élément clé, et 14 % réclament une vision claire de leur rémunération globale. Du côté des employeurs, 21 % placent la transparence salariale parmi leurs priorités, ce qui implique de clarifier les grilles de salaires et d'analyser les écarts constatés au sein des équipes.
Pour les équipes chargées des ressources humaines et de la paie, la diversification de ces avantages impose une rigueur accrue. Chaque dispositif, qu'il s'agisse d'une prime, d'un avantage en nature, d'un titre-restaurant ou d'une avance sur salaire, obéit à des règles juridiques et fiscales spécifiques qui influencent son affichage sur le bulletin de paie. Le paramétrage des logiciels doit refléter ces subtilités afin d'identifier précisément les éléments soumis à cotisations.
Cette adaptation se fait dans un contexte de maîtrise budgétaire, puisque près d'un employeur français sur deux cherche à enrichir ses packages à coût constant. Pour les organisations, la conciliation entre attractivité financière, conformité réglementaire et contrôle des dépenses représente un défi central pour fidéliser durablement leurs collaborateurs.


