Baromètre 2026 de l’évolution professionnelle en Auvergne-Rhône-Alpes : les tendances clés
L'édition 2026 du baromètre de l'évolution professionnelle de Via Compétences, réalisée avec l'Ifop, met en lumière les aspirations des actifs de la région Auvergne-Rhône-Alpes et l'impact de l'intelligence artificielle sur les parcours.

Publié le 13 octobre 2026, le baromètre de l’évolution professionnelle mené par Avenir Actifs et le groupe Ifop pour Via Compétences analyse les projets de carrière des salariés et des indépendants en Auvergne-Rhône-Alpes. Cette étude révèle que 79 % des actifs de la région envisagent une évolution professionnelle au cours des deux prochaines années, un taux qui stagne par rapport à l'année précédente et rejoint la moyenne nationale. L'enquête détaille les arbitrages des salariés entre mobilité interne et externe ainsi que leur rapport aux transformations technologiques.
Dans le détail, les projets d'évolution se manifestent majoritairement au sein de l'environnement professionnel connu. Ainsi, 56 % des salariés interrogés envisagent de progresser au sein de leur propre entreprise, tandis que 34 % songent à changer d'employeur et 21 % projettent de basculer vers un autre secteur d'activité. La connaissance de l'environnement de travail et la préservation de l'équilibre entre vie professionnelle et personnelle motivent prioritairement ces choix en interne. À l'inverse, la recherche d'une augmentation de rémunération et le manque de perspectives en interne constituent les principaux moteurs d'une mobilité externe.
Le baromètre met également en évidence une progression des projets entrepreneuriaux et des velléités de sortie du salariat. En 2026, 8 % des salariés envisagent de créer leur propre activité, soit une hausse de 4 points par rapport aux éditions 2024 et 2025. Le taux de salariés souhaitant quitter totalement le salariat atteint pour sa part 10 %, marquant un niveau record depuis le lancement de ce suivi statistique. Pour préparer ces transitions, l'usage des outils numériques et de l'intelligence artificielle se développe, la moitié des répondants déclarant utiliser l'IA pour obtenir des conseils en orientation.
Concernant l'accompagnement, le conseil en évolution professionnelle reste confronté à un enjeu de notoriété précise. Si quatre salariés sur dix connaissent l'existence du dispositif en région, seuls 12 % affirment savoir exactement en quoi il consiste. L'entourage personnel et les recherches sur Internet restent les premiers réflexes d'information, avant la mobilisation des acteurs institutionnels spécialisés. L'étude souligne par ailleurs que le développement de l'intelligence artificielle constitue un facteur de réflexion majeur pour les actifs, puisque 29 % des répondants craignent une disparition de leur poste à brève échéance.
Pour les professionnels de la formation et de l'orientation en région, ces données confirment la nécessité de renforcer la lisibilité des dispositifs d'accompagnement. Les organismes de formation et les conseillers doivent intégrer ces nouvelles attentes, marquées par une recherche d'arbitrage entre sécurité et reconversion, face à des mutations technologiques et organisationnelles qui touchent l'ensemble des secteurs économiques locaux.


