Inclusion : la recherche et les entreprises veulent mieux mesurer les effets des actions
La restitution nationale de la SERI 2026 débouche sur un programme consacré à la mesure de l’inclusion. L’objectif est de dépasser les déclarations d’intention et d’outiller les pratiques dans les organisations.

La Semaine de l’Entreprise Responsable et Inclusive 2026 s’est achevée le 12 octobre par une restitution nationale à Paris. Les échanges réunissant universitaires, entreprises et praticiens ont fait ressortir une difficulté persistante : les organisations multiplient les engagements en faveur de l’égalité, de la diversité et de l’inclusion, mais peinent encore à mesurer leurs effets réels. La communauté Inclusion d’Unys et l’Université de Lorraine ont contribué à cette synthèse.
Trois pistes ont été mises en avant. La première consiste à mobiliser la recherche pour évaluer les résultats concrets plutôt que de compter uniquement les actions réalisées. La deuxième vise à traduire les enseignements scientifiques en outils applicables dans les TPE, les PME et les grandes organisations. La troisième encourage les dispositifs de recherche appliquée, comme les thèses menées en entreprise, afin de travailler sur des obstacles observés dans les situations professionnelles.
Cette démarche intéresse directement les responsables handicap et les organismes de formation. Le nombre de participants à une sensibilisation, par exemple, renseigne sur sa diffusion mais pas sur son effet. Pour mesurer un changement, il faut préciser ce que l’on cherche à améliorer : l’accessibilité d’un support, le délai de réponse à une demande d’aménagement, la participation des bénéficiaires ou encore la capacité des équipes à mobiliser un partenaire compétent.
À la suite des étapes régionales, Unys a retenu un fil rouge intitulé « Inclusion et mesures » pour 2027, en partenariat avec l’AFNOR. Des webinaires, échanges de pratiques et présentations de travaux scientifiques doivent préparer un événement prévu en septembre 2027. La question directrice sera la contribution de la recherche à la compréhension des effets et de l’impact des politiques d’inclusion.
Les prestataires de formation peuvent s’inspirer de cette actualité dès maintenant. Une action d’amélioration gagne à être assortie d’un point de départ, d’un résultat attendu, d’un responsable, d’une échéance et d’un indicateur observable. Les retours qualitatifs des personnes en situation de handicap restent indispensables pour interpréter les chiffres. La mesure n’est donc pas une fin ni une preuve automatique de conformité : elle permet de vérifier si une pratique réduit réellement un obstacle et d’ajuster ce qui ne fonctionne pas.


