Aides-soignants diplômés avant 2022 : trois blocs de compétences à actualiser
Une formation de trois jours vise les aides-soignants diplômés avant la réingénierie du diplôme d’État. Elle éclaire les compétences que les établissements doivent désormais consolider dans leurs plans de développement.

Une actualisation liée au nouveau périmètre du métier
La réingénierie du diplôme d’État d’aide-soignant de 2021 a élargi et précisé plusieurs activités professionnelles. Pour les personnes diplômées selon l’ancien référentiel, l’arrêté du 26 février 2025 a défini une formation d’actualisation. L’ANFH Île-de-France annonce une offre destinée aux aides-soignants diplômés avant juin 2022. Pour les responsables formation, le sujet ne se résume pas à l’ouverture de sessions : il faut repérer les professionnels concernés et relier les apports aux situations réellement rencontrées dans les services.
Observer, mesurer et transmettre
Le premier module porte sur la recherche et l’analyse des informations permettant d’apprécier l’état général d’une personne. Il comprend la mesure de paramètres, leur comparaison à des normes, l’identification d’un écart et la traçabilité de la donnée. Cette évolution renforce le besoin de travailler le raisonnement professionnel, pas seulement l’exécution d’un geste. Une formation utile doit donc prévoir des cas où l’apprenant observe, interprète, alerte et explique ce qu’il transmet à l’équipe.
Mettre en œuvre de nouveaux soins en situation aiguë
Le deuxième bloc concerne les soins autorisés dans le cadre issu de la réforme. L’aide-soignant intervient en collaboration avec l’infirmier et l’équipe pluriprofessionnelle, puis évalue la qualité du soin et ajuste son intervention. La compétence attendue associe maîtrise technique, compréhension des limites de responsabilité et capacité à demander un appui. Les mises en situation gagnent à intégrer des critères explicites de décision et de réajustement.
Prévenir les risques et repérer les vulnérabilités
Le troisième module vise l’identification des fragilités et des situations à risque, notamment la maltraitance. Il demande de savoir alerter, proposer des mesures de prévention et en apprécier les effets. Cela implique de faire travailler le vocabulaire de transmission, les circuits internes et les responsabilités de chacun. Une simple présentation descendante serait insuffisante pour vérifier cette compétence.
Une veille métier directement exploitable
L’offre annoncée dure trois jours, avec trois modules obligatoires, et peut être organisée en inter ou en intra-établissement lorsque les effectifs le permettent. Pour un organisme qui forme aux métiers du soin, cette actualité justifie une comparaison entre ses contenus, le référentiel actuel et les pratiques de terrain. Le résultat peut déboucher sur l’ajout de scénarios cliniques, la révision des grilles d’évaluation ou une mise à jour des compétences des intervenants.


